Le marché de l’or physique l’emportera sur le marché papier

Publié le 2013-07-10  Par Egon von Greyerz, membre du conseil d’administration de Goldbroker.com

Les investisseurs doivent ignorer les mouvements à court terme de l’or et de l’argent, et se concentrer sur les fondamentaux. Il est difficile de savoir par où commencer. Il y a des incendies partout dans le monde aujourd’hui, et ces feux ne peuvent être éteints.
Tout ce que les gouvernements et les banques centrales vont faire, c’est jeter encore plus d’huile sur ces feux, car ils ne disposent pas d’autres outils (autre que l’impression monétaire) pour régler ces problèmes énormes dans le monde.
Chacun de ces feux pourrait être le catalyseur de la prochaine crise majeure, et la prochaine crise mondiale sera beaucoup plus sévère que celle de 2008. J’ai déjà dit que le Japon est un cas désespéré qui ne pourra jamais être sauvé. Or le Japon est la troisième économie mondiale…
En Chine, il y a une bulle de l’économie et du système financier. L’éclatement de cette bulle aura certainement un effet désastreux sur l’économie mondiale et le commerce. Le Japon et la Chine devront continuer d’étendre le crédit et d’imprimer de la monnaie. C’est la seule chose qu’ils peuvent faire pour sauver leurs économies. Évidemment, les conséquences seront inflationnistes, voire hyperinflationnistes.
En Europe, deux banques centrales ont confirmé que leurs économies étaient en grande difficulté. La BCE, via son président Mario Draghi en conférence de presse, a déclaré que les taux d’intérêt demeureront bas pour une période prolongée. La BCE est sous une immense pression; son bilan est rempli de dettes toxiques de ses pays membres.
Ces dettes sont garanties par les pays membres ou par les banques de ces pays, et elles sont inscrites au bilan de la BCE à valeur faciale. Ces dettes ne valent pas leur valeur faciale/d’émission. Nombreuses d’entre elles valent moins que leur valeur d’émission. Donc cela pourrait entrainer des pertes, pour la BCE, de centaines de milliards de dollars, voire un trilliard. Et, même si les pays membres et quelques banques garantissaient l’argent, ils ne l’ont pas pour payer la BCE. Donc, elle devra imprimer encore beaucoup plus de monnaie.
C’est la raison pour laquelle la BCE garde les taux bas. Des taux élevés seraient un désastre pour la BCE et les pays membres. Le problème est que les taux ne peuvent demeurer bas pour toujours. Regardez les exemples de l’Espagne, de l’Italie, de la Grèce et du Portugal… le taux sur dix ans au Portugal est maintenant à 7,6%. C’est ce qui va arriver partout.
En Angleterre, le Gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, est un ancien de Goldman Sachs. Il a aussi confirmé que les taux d’intérêt resteraient bas au moins jusqu’en 2014. L’économie du Royaume-Uni est sous pression. Vous ne pouvez avoir à la fois des taux bas, des emprunts massifs et de l’impression monétaire. Les taux bondiront éventuellement, et les banques centrales perdront le contrôle.
Ne pensez pas une seconde que la Fed peut rester en dehors de cela. Elle a prêté plus d’un trilliard de dollars aux banques européennes. Elle ne récupèrera jamais cet argent. Il faut se rappeler que le système financier entier est inter-connecté. C’est pourquoi la Fed ne pourra jamais arrêter d’imprimer de la monnaie.
Donc, les banques centrales en Europe continueront d’imprimer de la monnaie, ce n’est qu’une continuation de la guerre des monnaies. Mais ne croyons pas une seconde que les États-Unis ne réagiront pas. Ils réagiront tout simplement en imprimant plus de monnaie pour dévaluer leur dollar.
Le déficit commercial des États-Unis augmente; il était de 45 milliards de dollars en mai. Cela aura bientôt un effet sur le dollar et leur PIB, à la baisse évidemment. L’indice ISM Manifacturing est à son plus bas depuis 2010. 195,000 emplois non agricoles ont été créés. Mais je ne crois pas ces chiffres, car ils sont toujours ajustés de façon saisonnière et sont manipulés tous les mois.
Mais, même avec ces chiffres, 77,000 de ces emplois sont à faible revenu. Si vous regardez l’étude sur les ménages, il y a en fait une addition de 360,000 emplois à temps partiel et un déclin de 240,000 emplois à temps plein. Le fait que les emplois à temps plein déclinent n’est pas le signe d’une économie forte.
Si on regarde l’or et l’argent, on voit que la demande physique est encore très forte. Les ventes de pièces d’argent aux États-Unis sont en hausse de 56%. Certains raffineurs Suisse ont encore des retards de quatre semaines. Des retards de quatre semaines, et l’or encore sous pression à la baisse sur le marché papier !
Mais nous voyons que l’or et l’argent sont en train d’établir un point bas, et nous verrons un fort marché haussier cet l’automne. Le marché papier est encore le marché dominant aujourd’hui, et ce marché ignore ce qui se passe sur le vrai marché (physique). Nous savons que cela ne peut continuer longtemps.
Nous savons que le marché physique l’emportera sur le marché papier, et ceux qui ont des positions vendeuses devront les couvrir. En conséquence, les investisseurs devraient ignorer ce qui se passe sur le marché papier et continuer d’accumuler de l’or et de l’argent physique parce que, à la fin, le marché physique sortira vainqueur.

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Vous pensez que votre argent est en sécurité sur un compte bancaire assuré? Détrompez-vous.

 Par Ellen Brown (publié le 8/07/2013 sur Goldbroker.com)

 

Cette tendance à transférer la responsibilité des pertes bancaires vers les déposants, qui sont irréprochables, permet aux banques de jouer avec votre argent.

Quand le ministre des finances Hollandais, Jeroen Dijsselbloem, déclara à des reporters, le 13 mars 2013, que la confiscation des dépôts serait le modèle des sauvetages futurs des banques européennes, cela causa tant de remous qu’il dût se rétracter. Le bail-in – renflouement des banques avec l’argent des déposants et des épargnants – fait maintenant partie de la politique officielle de l’Union Européenne. Le 26 juin 2013, le New York Times rapportait que les ministres des finances de l’Union Européenne s’étaient entendus sur un plan qui transfèrerait la responsabilité des pertes bancaires des gouvernements aux investisseurs de ces banques, à leurs créditeurs et aux déposants non assurés.

Les dépôts assurés (inférieurs à 100,000 euros, soit environ $130,000) seront apparemment « pleinement protégés ». Mais protégés par qui? Les fonds nationaux d’assurance créés pour les protéger sont insuffisants pour couvrir une autre crise bancaire à la grandeur du système, et la cour de l’Association de libre-échange européenne a décrété que, dans le cas de l’Islande, ces fonds d’assurance n’avaient pas été créés pour couvrir ce genre d’effondrement systémique.

Transférer le fardeau d’un effondrement bancaire majeur des contribuables, qui n’ont rien à se reprocher, aux déposants qui, eux aussi, n’ont rien à se reprocher, équivaut à déshabiller Pierre pour vêtir Paul, pendant que les banquiers continuent avec leurs plans bancaires spéculatifs et risqués.

 

On change les chaises de place sur le Titanic

 

Bien que le bail-in ne fit pas la Une de l’actualité avant d’être imposé à Chypre en mars 2013, c’est un modèle global qui remonte à une directive du Financial Stability Board (une branche de la BIS, Bank for International Settlements) du mois d’octobre 2011, approuvée au sommet du G20 en décembre 2011. En 2009, les pays du G20 se sont entendus pour être réglementés par le Financial Stability Board, et ces politiques de bail-in sont maintenant établies pour les États-Unis, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, l’Austalie et le Canada, parmi d’autres (Lire les articles ici et ici).

Ce plan de sauvetage bail-in de l’Union européenne, qui est toujours en attente de l’approbation du parlement européen, permettrait aux dirigeants européens d’esquiver quelque chose qu’ils regrettent, de façon évidente, d’avoir signé, c’est-à-dire l’entente connue sous le nom de European Stability Mechanism (ESM). Jerome Dijsselbloem, qui joua un rôle important dans l’imposition de la confiscation des dépôts à Chypre, a déclaré, le 13 mars, que « le but est que le ESM ne soit jamais utilisé ».

Ce mécanisme de stabilité européen (ESM), validé sans grande publicité en janvier 2012, impose aux pays membres de l’UE une garantie des dettes sans limite, mettant ainsi les contribuables à la merci des exigences des protagonistes de ce mécanisme. Deux jours avant sa ratification, le 1er juillet 2012, l’accord fut modifié afin que ce fond permanent de sauvetage couvre aussi le sauvetage des banques privées. C’était le rêve de tout banquier : un sauvetage des banques privées mandaté par le gouvernement. Mais les gouvernements de l’Union européenne rechignent désormais à accepter cet engagement lourd.

À Chypre, la confiscation des fonds des déposants n’a pas seulement été approuvée, mais obligée par l’UE, ainsi que par la Banque centrale européenne (BCE) et le FMI. Ils ont dit aux Cypriotes que les dépôts inférieurs à 100,000 euros dans les deux banques majeures en faillite feraient l’objet d’une taxe, ou d’une « coupe» de 6,75%, tandis que ceux supérieurs à 100,000 euros feraient l’objet d’une « amende » de 9,99%. Quand la législature nationale de Chypre rejeta de façon presque unanime la taxe, les dépôts assurés sous 100,00 euros furent épargnés, mais au détriment des dépôts non assurés, qui encaissèrent un bien plus grand coup, estimé à plus de 60% des fonds en dépôt.

 

La promesse évasive de l’assurance-dépôts

 

Même si les déposants assurés s’en sont sortis à Chypre, ils ne s’en sortiraient pas si facilement dans un effondrement bancaire du type 2008-09. Comme Anne Sibert, professeur d’économie à l’Université de Londres, l’a observé dans un article sur VOX, le 2 avril :

« Même si elle n’a pas été adoptée, cette proposition extraordinaire selon laquelle les petits épargnants pourraient perdre une partie de leurs épargnes – proposition d’ailleurs acceptée par les dirigeants de l’Eurogroup, de la BCE et du FMI – soulève la question : existe-t-il une protection crédible pour les petits épargnants en Europe? ».

Elle a noté que les membres du European Economic Area (EEA), qui inclut l’Union européenne, la Suisse, la Norvège et l’Islande, doivent élaborer des régimes d’assurance-dépôt couvrant la plupart des déposants jusqu’à 100,000 euros, et que ces programmes sont censés être financés par des primes des banques du pays de l’individu déposant. Mais l’exécution du mandat d’assurance du EEA a été mise en question lorsque la banque d’Islande Icesave fit faillite en 2008. L’affaire a été portée devant la juridiction de l’Association européenne de libre échange, qui décréta que l’Islande n’avait pas enfreint les directives du EEA pour les garanties de dépôt en ne dédommageant pas les déposants du Royaume-Uni et de la Hollande qui détenaient des comptes chez Icesave. La raison : « La cour accepta l’argument que les directives de l’Union européenne ne s’appliquaient pas à l’effondrement d’un système bancaire entier. » Sibert commenta :

« Les précédents établis à Chypre et en Islande démontrent que l’assurance-dépôt n’est qu’un engagement juridique pour les faillites de petites banques. Dans des crises systémiques, ces engagements deviennent plus politiques que légaux… donc la solvabilité du gouvernement qui fournit cette assurance a de l’importance. »

L’Union européenne peut bien décréter que les gouvernements doivent s’organiser pour fournir de l’assurance-dépôt, mais si les fonds sont insuffisants pour couvrir un effondrement systémique, les contribuables se retrouveront à nouveau à payer. Et s’ils en sont incapables ou ne le veulent pas (comme c’est arrivé à Chypre et en Islande), nous reviendrons aux dépôts non protégés, aux faillites bancaires, et aux bank runs du 19ème siècle.

Aux États-Unis, l’assurance-dépôt fait face aux mêmes problèmes de financement. Au 30 juin, 2011, le fonds d’assurance-dépôt du FDIC avait une balance de seulement $3,9 milliards pour couvrir $6,54 mille milliards de dépôts assurés. Cela signifie que chaque $10,000 déposé n’est protégé que par $6 en réserve. Le fonds du FDIC pourrait emprunter du Trésor, mais le Dodd-Frank act (Section 7160) empêche maintenant le sauvetage des activités les plus spéculatives dans les produits dérivés… et ce sont ces activités qui pourraient déclencher un effondrement comme en 2008.

Lors de faillites, les produits dérivés sont considérés en « super-priorité », signifiant qu’ils doivent être « réglés » avant tous les autres. Si jamais un éclatement des produits dérivés devait se produire à JP Morgan Chase ou à la Bank of America, qui toutes deux possèdent des produits dérivés avec des valeurs notionnelles excédant les $70 mille milliards, la garantie est susceptible d’avoir disparu bien avant que le FDIC ou d’autres déposants « assurés » (incluant les gouvernements étatiques et locaux) arrivent en tête de ligne. (Lire les articles ici et ici)

 

Qui devrait payer ?

 

Qui devrait essuyer les pertes en cas d’effondrement systémique? Les choix proposés aujourd’hui sont limités aux contribuables et aux créditeurs des banques, en incluant la plus grande classe de créditeurs, i.e. les déposants. Il serait plus équitable que les banques coupables payent. Mais, si elles ont joué et perdu l’argent, elles n’auront simplement pas les fonds. Les règles doivent changer afin qu’elles ne puissent plus jouer avec cet argent.

Une possibilité pour y parvenir est la réglementation à l’échelle du système. Sibert écrit :

« Il n’est pas raisonnable de s’attendre à ce que l’ensemble de la Zone euro sauve les banques d’un pays en particulier, à moins qu’il ne puisse superviser ces banques. C’est problématique pour l’ Espace économique européen (EEA) ou même pour l’Union européenne, mais cela pourrait être possible – au moins dans la Zone euro – si un mécanisme de surveillance unique voit le jour. »

Un organisme de réglementation unique pour toutes les banques la zone euro est en cours de négociation; mais, même si un accord est trouvé, l’expérience américaine avec les règlements du Dodd-Frank Act imposés aux banques américaines démontrent que la seule réglementation ne suffit pas à réduire la spéculation des banques et à prévenir les risques systémiques. Dans un article de juillet 2012 du New York Times, Gar Alperovitz observait :

« Avec ces lobbyistes hautement payés qui contestent chaque projet de règlementation, il est de plus en plus clair que les grandes banques ne pourront jamais être efficacement contrôlées en tant que firmes privées. Si une entreprise (ou cinq d’entre elles) est tellement énorme et tellement concentrée que la compétition et la réglementation sont impossibles, ce que l’on peut faire de mieux pour le marché est de nationaliser ses fonctions. »

 

Le choix de la nationalisation

La nationalisation de banques en faillite d’importance systémique n’est pas un fait nouveau. Cela a été fait avec succès, par exemple, en Norvège et en Suède dans les années ’90. Mais que le gouvernement nettoie les livres et revende les banques au secteur privé n’est pas une solution adéquate. L’économiste Michael Hudson affirme:

Une réelle nationalisation survient lorsque les gouvernements agissent dans l’intérêt public en saisissant de la propriété privée… En nationalisant ainsi les banques, cela signifierait que le gouvernement subviendrait aux besoins de crédit du pays. Le Trésor deviendrait la source de nouvelle monnaie, remplaçant le crédit commercial des banques. On peut supposer que ce crédit servirait à des fins économiquement et socialement productives, et pas seulement pour gonfler le prix des actifs tout en alourdissant les foyers et les entreprises avec de la dette, comme cela s’est passé avec les politiques actuelles de prêts bancaires commerciaux.

Anne Sibert propose une autre solution dans la même veine. Plutôt que d’imposer les pertes aux contribuables ou aux déposants, elles pourraient être absorbées par la banque centrale, qui aurait le pouvoir de, tout simplement, les effacer. En tant que prêteur de dernier recours, la banque centrale (la BCE ou la Fed) peut créer de la monnaie digitalement, sans la retirer d’ailleurs ou la rembourser à quiconque.

Cette solution permettrait aux déposants de garder leurs dépôts et aux contribuables de ne pas avoir à payer pour une crise bancaire qu’ils n’ont pas créée. Mais subsisterait le problème du « risque moral » – la tentation pour les banques de prendre encore plus de risques, sachant qu’elles ne seraient pas responsables. Ce problème pourrait être évité, cependant, en faisant des banques des entités publiques, mandatées pour opérer dans l’intérêt public. Car, si elles avaient été des entités publiques au départ, les problèmes de sauvetages, de bail-ins et de crises bancaires auraient pu être évités entièrement.

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https://fr.goldbroker.com/news/argent-est-pas-securite-sur-compte-bancaire-assure-garanti-282.html

Ellen Brown est avocate, présidente du Public Banking Institute, et auteur de douze livres, dont « Web of Debt » et « The Public Bank Solution ». Ses sites sont WebofDebt.com, PublicBankSolution.com et PublicBankingInstitute.org.

Chute des prix de l’or et de l’argent: Les explications de William Kaye

Eric King: Les prix de l’or et de l’argent ont violemment chuté. Quel est votre sentiment sur ce qui est en train de se passer sur les marchés de l’or et de l’argent ?

William Kaye: C’est la fin d’une manipulation incroyable des marchés de l’or et de l’argent. Je regarde mon écran au moment où nous parlons. Je suis à Los Angeles, mais nous sommes encore aux heures de trading asiatique et le marché de Londres vient d’ouvrir, et nous avons échangé plus de 94.000 contrats.

Au moment de passer le relais à Londres, nous aurons déjà échangé 100.000 contrats. Au cours d’une nuit normale (lors des séances asiatique), 20.000 contrats auraient été échangé. Donc la question est, qui vend tout ces contrats à des niveaux plus bas depuis plusieurs années? Qui est si désireux de vendre? ….

Et si vous avez besoin de vendre, pourquoi le faire au pire moment de la journée? Pourquoi vendre aux horaires asiatique, qui est toujours la période de trading la plus faible? Pourquoi ne pas avoir attendu que Londres et Chicago prennent le relais?

La réponse est évidente: ces marchés sont clairement et ouvertement manipulés. Ceux qui font ça ont des objectifs de prix bien clairs. Je pense qu’ils veulent voir l’or passer sous $1,300 avant qu’ils ne soient perdus. Cela va permettre à ceux qui travaillent pour les grosses banques d’affaires de faire des profits sur leurs positions vendeuses à découvert.

Les grosses banques d’affaires, selon les informations recueillies dans le Commitment of Traders Reports, sont la pièce maîtresse de cette conspiration, et ont rapidement évolué alors qu’elles étaient au bord du défaut, comme ça été le cas pour ABN AMRO, en passant net longues sur l’or et d’autres très largement net longues.

Les grosses banques d’investissement ont profité de l’opportunité offerte par la couverture de ce qui semble être une intervention officielle, que je soupçonne venir de la Fed et la BCE, pour basculer de l’autre côté du marché. Maintenant, elles sont net longues et cela ouvre la voie, en plus de donner image technique très prometteuse, a un rallye haussier très puissant qui pourrait commencer la semaine prochaine, et qui se prolongera jusqu’en Juillet et au-delà.

L’or et de l’argent devraient exploser à la hausse lors de la deuxième partie de l’année.

Eric King: Ces deux derniers jours, nous avons eu la propagande de la Fed, et maintenant nous avons vu le dollar US qui monte alors que l’or et l’argent baissent. Que pensez-vous des déclarations de la Fed ?

William Kaye: Tout cela fait partie d’une grande manipulation. C’est des bêtises. La FED n’a rien dit de nouveau. Vous vous souvenez peut-être que nous nous procuré il y a quelques mois les minutes du FOMC qui disaient que plusieurs membres étaient en désaccord avec les politiques actuelles de QE.

Eh bien, c’est très intéressant parce que j’ai toujours pensé que « plusieurs » signifie toujours plus de deux. Vous diriez «un membre» ou «deux membres», mais vous ne diriez pas: «plusieurs membres». C’est donc un véritable détournement ou un abus de la langue anglaise. George Orwell approuverait.

Selon la Fed, le vote des dirigeants favorables à une continuation du programme d’impression monétaire le plus agressif de l’histoire de l’humanité est passé de 11 contre 1 à 10 contre 2, mais cela tient du pur théâtre Kabuki.

Alors, où sont donc ces «plusieurs membres» qui ne sont pas d’accord avec cette politique? Où est le débat légitime? Si mon équipe gagne une partie de baseball 10-2, elle a gagné de façon décisive. Je ne comprends vraiment pas ce concept (de la Fed).

Si c’était le cas, nous n’aurions pas un vote de 10 contre 2 pour continuer, jusqu’à nouvel ordre, des politiques extrêmement dévaluatrices pour le dollar US. Et, que vous soyez d’accord ou non avec ces politiques, elles dévaluent la monnaie, personne ne le conteste.

Donc, les gens doivent mettre les choses dans le contexte réel. Il n’y a pas de débat légitime. Que le vote soit 11-1 ou 10-2, cela constitue un mandat fort pour la continuation de politiques extrêmement inorthodoxes, mises délibérément en place pour dévaluer la monnaie.

La seule protection, de mon point de vue, pour les investisseurs, c’est de contre-balancer les effets à long terme de ces politiques en possédant des métaux précieux; et ils doivent posséder les métaux physiques, car on ne peut faire confiance à l’or « papier ». Je suggère fortement aux investisseurs : faites les choses simplement; achetez tout simplement des métaux précieux (surtout avec cette dépréciation), entreposez-les en-dehors du système bancaire, et laissez-leur le temps de s’apprécier.

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Source : KWN

6 raisons pour lesquelles l’Espagne risque de quitter l’euro avant la Grèce

Sous le titre : « Spexit avant Grexit, 6 raisons pour lesquelles l’Espagne risque de quitter l’euro avant la Grèce » la revue « Global Economic Analysis » publie ce jour, 1er juin 2012, un article de Mish.
En voici les principaux éléments :
Les taux d’intérêts sur les obligations espagnoles à 10 ans ont touché les 6,7% hier après que la BCE ait torpillé le plan du premier ministre espagnol pour recapitaliser les banques du pays.

La situation du système bancaire espagnol est si précaire que Matthey Lynn, de Strategy Economics, envisage dans son article « Spexit Will Come Before a Grexit » que l’Espagne doive quitter l’Euro avant la Grèce.

Extrait :

«   La crise de la dette de l’Eurozone, comme tout autre évènement géo-économique spectaculaire, engendre la création d’un florilège de nouveaux termes spécifiques.  Après « Grexit » , l’Exit de la Grèce, voici le « Spexit », la sortie de l’Espagne de l’Eurozone.

Il y a beaucoup plus de chances que les Espagnols quittent l’euro que les Grecs ou que tout autre pays de la périphérie.  En effet, la crise en Espagne est trop  importante pour faire l’objet d’un plan de sauvetage.  Par ailleurs, l’Espagne n’a pas de barrières psychologiques avec le fait de quitter l’Union Européenne et le peuple espagnol est las des mesures d’austérité. Enfin, il leur reste un énorme monde hispanique vers lequel se retourner.

Une famille espagnole sur quatre n’a aucun revenu du travail compte tenu du taux de chômage.  Les ventes au détail s’effondrent de 10% année après année. Et pourtant les remèdes appliqués  par Bruxelles et Berlin sont les mêmes que ceux qui sont proposées à tous les autres pays de la zone euro : acceptez une profonde récession économique, acceptez de voir le taux de chômage s’envoler. Acceptez de réduire vos salaires jusqu’à ce que le pays redevienne compétitif ».

Six raisons pour lesquelles l’Espagne sera la première à quitter l’euro

Matthew Lynn donne  6 raisons pour lesquelles l’Espagne sera la première à quitter l’euro :

Le Grexit, pour désigner le fait que la Grèce se décide enfin à abandonner la monnaie unique, est dans toutes les discussions depuis quelques semaines.  Mais voici poindre le Spexit.

En Grèce, les gens ont accepté la dégradation de leur situation, – jusqu’à maintenant.  Tout comme les Irlandais, les Portugais et les Italiens. Mais les Espagnols ne l’accepteront pas. Et voici pourquoi.

Premièrement : l’Espagne est trop grosse pour qu’un plan de sauvetage soit réalisable,

Secondement : l’Espagne en a déjà assez de l’austérité.  Rappelez-vous, les manifestations ont commencé l’an dernier en Espagne avec les « Indignados ». Ce mouvement s’est ensuite propagé en Grèce et à d’autres pays de l’Eurozone.  L’austérité avait à peine commencé, mais elle provoquait déjà une forte opposition.

Troisièmement : l’Espagne a une vraie économie. L’éventualité d’une sortie de l’Eurozone rend les Grecs anxieux, et pour une bonne raison : ils ne produisent pas grand-chose.  L’Espagne, en revanche, a  une économie respectable avec une véritable base industrielle :  ses exportations représentent 26% du PIB, un chiffre similaire à celui de la France, de l’Italie ou du Royaume Uni.  La semaine dernière, par exemple, Nissan y a annoncé un investissement majeur.

Quatrièmement : la stabilité politique de l’Espagne n’est pas remise en cause.  Pour de nombreux pays, l’adhésion à l’Union Européenne est plus un choix politique qu’un choix économique.  Les Grecs restent parce qu’ils s’ancrent ainsi à l’Europe, au lieu de faire partie de la sphère économique turque. La Lituanie  voulait faire partie de l’Union plutôt que d’être dominée par la Russie. Les Irlandais souhaitaient marquer leur différence avec le Royaume Uni. Les Allemands s’accrochent à l’euro parce qu’il leur reste encore à se faire pardonner leur trouble passé.

Cinquièmement : l’Espagne a la possibilité de regarder vers d’autres horizons.  L’économie espagnole est tournée pour partie seulement vers l’Europe, mais de plus en plus vers les pays hispanophones en pleine croissance économique de l’Amérique du Sud, sans compter l’énorme marché hispanique des Etats-Unis.  Tout comme la Grande Bretagne, l’économie espagnole est tournée vers le monde entier plutôt que concentrée sur l’Europe.  Pourquoi vous attacher à un projet en faillite plutôt alors qu’il y a de bien plus belles opportunités dans le monde ?

Sixièmement : le débat a déjà commencé en Espagne. Il y a déjà de sérieuses discussions sur le futur de la monnaie.  De nombreux économistes avancent que le véritable problème est l’euro et que l’Espagne repartira lorsqu’elle reviendra à la peseta. Le tabou a été brisé.  Ce n’est pas le cas en Grèce, où même le parti d’extrême gauche Syriza s’accroche à l’idée qu’il faut que le pays reste dans la zone euro.

Quelles sont les autres options pour l’Espagne si le premier ministre Rajoy refuse les propositions de plan de sauvetage de la Troïka ? L’Espagne devra-t-elle passer sous les fourches caudines de l’Europe et se retrouver avec un gouvernement de fantoches technocrates comme cela a été le cas pour l’Italie et la Grèce ?

Souhaitons à l’Espagne de se rendre compte le plus rapidement possible que c’est l’euro qui l’étrangle.  Elle pourra alors commencer son redressement.

A mon avis : à suivre de près, parce que ça pourrait bien nous arriver aussi à nous !

Je vous souhaite une bonne lecture de cet article.

Guy

Forex : liste noire et sites recommandés

Le Forex – ou foreign exchange – étant un marché des changes de gré à gré, ne faisant donc l’objet d’aucune régulation, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel mettent régulièrement à jour la liste les sites exerçant sans autorisation et présentant donc un risque important pour les investisseurs.

Voici la liste noire :
- www.bforex.com (BFOREX Limited)
- www.gcitrading.com (GCI Financial Limited)
- www.fxcast.com (Surplus Finance SA)
- www.instaforex.com (InstaForex Companies Group)
- www.finanzasforex.com (Evolution Market Group Inc)
- www.ikkotrader.com (Ikko Investments.Ltd)
- www.trader369.com (IP International Service)

L’AMF incite les investisseurs voulant s’engager sur ce marché certes aujourd’hui ouvert aux particuliers mais toujours très risqué à vérifier si l’intermédiaire qui vous propose ou vous conseille ce type d’investissement, et même tout investissement financier, figure sur la liste des établissements financiers autorisés à exercer en France.

Qui choisir ? Si les offres foisonnent sur le net, les sites « sérieux » ne sont pas légion. Vers qui se tourner ? Voici une sélection.

Saxo Banque (www.fr.saxobank.com)
Cette filiale du groupe danois Saxo Bank a été le premier courtier Forex à être agréé par la Banque de France. Saxo Banque propose plus de 160 paires de devises négociables au comptant ou par le biais de produits dérivés. Les cotations sont en direct. L’établissement a développé une approche pédagogique riche d’informations et d’enseignements pour les investisseurs : formations en ligne, livres, possibilité d’ouvrir des comptes de démonstration.

IG Markets (www.igmarkets.fr)
Leader mondial sur le marché des CFD depuis 2007, cette filiale du britannique IG Group donne lui accès à plus de 60 paires de devises. IG Markets oeuvre également pour la formation de ses clients en proposant des séminaires en ligne sachant que l’offre reste largement orientée sur l’utilisation des CFD.

CMC Markets (www.cmcmarkets.fr)
Numéro trois en France, le courtier, filiale du groupe britannique éponyme, s’est implanté dans l’hexagone en novembre 2010 après avoir obtenu l’agrément de l’AMF. Lui aussi spécialiste des CFD, il propose ce type de produits sur plus de 70 paires de devises. Comme ses confrères, CMC Markets a développé une offre de formation, en ligne et dans ses locaux.

XTB (www.xtb.fr)
Détenteur d’un agrément AMF et Banque de France, XTB France est la succursale française du polonais X-Trade Brokers Dom Maklerski S.A. Il donne accès à plus de 60 paires de devises et a lui aussi développé une offre de formation via des séminaires en ligne et un accès aux enseignements du Centre de Formation d’Analyse technique et de Trading.

Voilà. Faites en bon usage.

Guy

A propos de la monnaie-papier et de l’or.

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous invite à voir et écouter (si vous ne connaissez pas l’anglais ça n’a pas d’importance, il y a une traduction sous-titrée en français) les vidéos ci-dessous :
Le système de Law

et
Les assignats

Vous comprendrez certainement pourquoi le fait de désolidariser la monnaie de papier, qui en elle-même n’a aucune valeur, de l’étalon-or, en autorisant les gouvernements à faire fonctionner, selon la période, la célèbre « planche à billets » entraîne les États dans des problèmes identiques à ceux que nous connaissons actuellement.

Je vous en souhaite une bonne lecture et une bonne réflexion.

Vous comprendrez pourquoi je vous recommande d’acheter de l’or et de l’argent
sous leur forme méallique.

Bon week-end à toutes et à tous, de la part de

Guy

 

Serais-je (pré)voyant ?

Re-re-bonjour,

Je vous invite à lire cet article : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/banques-la-crainte-d-une-crise-de-confiance-s-amplifie_261856.html?xtor=EPR-237

ainsi que celui-ci : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/la-societe-generale-degringole-rattrapee-par-les-subprimes_261857.html?xtor=EPR-237

et ce dernier : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/lagarde-reitere-son-appel-a-recapitaliser-les-banques_261847.html?xtor=EPR-237

dans lequel on nous refile la « règle d’or » qui est théoriquement appliquée depuis 1997 !

Rien de nouveau sous le soleil, sauf à savoir à quelle sauce nous serons mangés !

Je vous souhaite une bonne lecture de tout ça.

Guy

La « règle d’or » ? Une blague électoraliste.

Re bonjour,

J’ai oublié de vous signaler le fait : je me suis un peu penché sur la lecture des traités européens, parce que le chiffre de 3% du PIB imposé par la soi-disant « règle d’or » chère à nos gouvernants me rappelait quelque chose.

J’ai bien fait.

Que trouve-t-on dans le traité d’Amsterdam de 1997 ? Le « pacte de stabilité et de croissance » qui exige l’équilibre budgétaire des États-membres et leur interdit des déficits publics supérieurs à 3 % du P.I.B.

De qui se moque-t-on ?

A vous de deviner !

Bonne journée malgré tout, de la part de

Guy

Et si les Français faisaient comme les Islandais ?

(d’après un article d’Olivia Derreumaux, paru dans « Le Figaro » du 10 avril 2011 et un autre de gk (?) paru dans « Horizons et débats », journal suisse en ligne, n° 30 du 2 août 2011).

Bonjour,

J’ignore si vous êtes au courant de ce qui s’est passé en Islande, mais de tout manière vous le saurez après avoir lu cet article.

Après la crise économique et financière de 2008, les trois banques islandaises ont été emportées dans le tourbillon de la débâcle financière américaine.

La raison en est simple : comme beaucoup d’autres banques (y compris évidemment des banques françaises), elles ont participé aux spéculations financières incroyables qui ont provoqué la crise dite des subprimes, avec, comme dans tous les cas, très peu de fonds propres. Elles sont devenues rapidement insolvables. Au total, leur dette cumulée a atteint le chiffre de 100 milliards, ce qui représente 3 fois le PIB de l’Islande (311 000 habitants).

Comme dans beaucoup d’autres cas, le gouvernement a nationalisé les trois banques afin de maintenir au moins les tractations financières. De nombreuses PME ont fait faillite, le taux de chômage est passé de 2 à 8 %, etc.

Les Islandais se sont imaginé qu’un changement de gouvernement, allié à une adhésion proche à l’EU allait les sortir de cette situation catastrophique.

L’Islande a d’abord été obligée de demander l’aide du FMI ; le nouveau gouvernement social-démocrate a été dans l’incapacité de se porter garant des dettes des trois banques. Les spéculateurs européens, essentiellement venus de Grande-Bretagne et des Pays-Bas ont exercé des pressions sur lui. Pendant des années, ils avaient empoché, grâce à une banque en ligne filiale de l’une de ces trois banques, des intérêts très conséquents et ils ne voulaient pas admettre qu’ile devaient supporter les conséquences de leurs spéculations.

Leur influence été tellement grande au sein de leurs pays d’origine que ceux-ci ont réclamé dès lors le remboursement de cet argent à l’Islande.

C’est là que tout se joue.

Le gouvernement et le parlement islandais étaient prêts à rembourser cet argent (est-ce que ça ne vous fait pas penser à quelque chose ?), soit 3 800 000 000 d’euros, c’est-à-dire environ 40 % du PIB et plus que le budget total du pays.

Les Islandais se sont mobilisés et 90 000 d’entre eux, soit environ 1/3 de la population ont adressé une pétition au gouvernement et ont réclamé avec succès un référendum sur la question.

Au mois de mars 2010, lors de ce référendum, 93 % des citoyens islandais ont refusé de cautionner de cautionner les dettes en question, d’autant plus qu’elles étaient occasionnées par des spéculations de pays étrangers.

La Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont lâché un peu de lest, notamment en abaissant le taux d’intérêt de ce prêt et ont prolongé les échéances jusqu’en 2046.

Malgré le résultat du référendum, le gouvernement et le parlement islandais acceptèrent nouvelle fois cette offre (est-ce que ça ne vous fait pas penser encore à une autre chose ?), toujours dans l’intention d’adhérer à l’union européenne.

Le 5 janvier 2010, le président islandais a surpris tout le monde en refusant de ratifier la nouvelle loi sur le remboursement des clients étrangers de la banque en question ; il exigea la tenue d’un nouveau référendum qui a eu lieu en avril 2011. Les Islandais, peu attirés par la perspective de devoir vendre leurs pêcheries et leurs ressources énergétiques (regardez ce qui se passe en Grèce, par exemple) ont réitéré leur non à 60 %.

La Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont continué de soutenir leurs spéculateurs et ont menacé de porter plainte contre l’Islande devant la cour de justice de l’AELE. L’affaire est toujours en cours. Jusqu’ici, aucun document n’a pu être produit qui prouverait que l’État a offert des garanties aux spéculateurs.

En revanche, la situation économique de l’Islande s’améliore peu à peu, le taux de chômage baisse, les pêcheries et le tourisme sont en plein boom.  La chute du taux de croissance qui avait atteint, en 2010, son point le plus bas, (-7%), a pu être freinée. Le taux d’inflation, qui était monté à 19% en 2001, est redescendu à 1,9% en février dernier.  La production industrielle également a augmenté de 19% en 2009 l’année dernière.

Les économistes parlent déjà du «miracle de l’après-crise».

Pourquoi ? Une des raisons en est que l’Islande a sa propre monnaie.

De plus, les partisans du « non » ont clairement indiqué qu’ « il n’y a jamais eu d’obligation légale pour les citoyens islandais d’assumer les pertes d’une banque privée ». C’est clair, net et précis.

En France, nous en sommes loin d’une telle situation au nom du « libéralisme » qui interdit que nous fassions entrave aux outils des profiteurs de la crise ! Les banques ont repris leurs habitudes en oubliant que ce sont leurs erreurs qui ont eu comme conséquences une crise économique sans précédent.

Les contribuables français ne devraient-ils pas imiter leur homologues islandais ? On peut au moins se poser la question !

En Allemagne, le ministre des finances a déclaré qu’il préférait que les banques qui échoueront aux tests sur leur solidité financière ferment plutôt que de les aider en leur accordant de nouveaux prêts d’État.

Dans le même temps, les pays de l’Europe du Sud (France y compris) pratiquent une sorte de « méthode Coué » en indiquant que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. L’Espagne, le Portugal, la Grèce et d’autres oublient simplement que, au bout du compte, le phénomène est identique partout et se décline en trois temps :
1 – les banques sont en difficulté ;
2 – les États se surendettent au nom de l’efficacité économique qui les contraint à sauver les banques ;
3 – tous les salariés (en particulier) contribuables payent l’addition de ces erreurs, soit par une augmentation de leurs impots, soit par une envolées du nombre des crédits, soit enore par une augmentation énorme du chômage, voire par la perte totale de la notion de solidarité nationale, etc. et enfin et surtout :
4 – l’« ardoise » n’est pas bien répartie puisque les plus faibles (les moins riches et les pauvres) sont touchés avec beaucoup plus de force que celles et ceux qui ont les moyens financiers d’amortir le choc.

On peut donc au moins se poser la question : sommes-nous obligés, au nom d’une prétendue « solidarité » qui n’existe que dans l’esprit de ceux qui en parlent (essayez donc de demander un prêt à une banque lorsque vous êtes chômeur en fin de droits), de payer pour les erreurs des banques qui nous ont « mis dans la panade » ?

C’est ce que, apparemment, veulent faire les gouvernements. Êtes-vous d’accord ?

C’est peut-être le moment de demander la création de ces fameux « referendums d’initiative populaire » dont on nous a tant parlé !

Guy

A propos de l’or

Bonjour,

Je voulais profiter du début du week-end pour vous donner une petite précision ou plutôt pour vous rappeler ce que je vous ai indiqué dans la vidéo de ce matin 27 août 2011 : l’or progresse à pas de géant, mais, comme tout produit boursier, il ne progresse pas d’une manière régulière.

Sa progression, vous avez pu le remarquer en regardant toutes les courbes que je vous ai proposées, se fait plutôt en dents de scie.

Que pouvez-vous en conclure ?

Simplement que, si vous voulez réellement investir sur de l’or physique et vous retrouver avec une « vraie valeur » dans votre portefeuille, profiter de tout repli de l’or pour en engranger un peu dans votre portefeuille.

Si vous voulez connaître le cours du jour en euros, par exemple, allez sur ce site :
http://www.24hgold.com/francais/cours_or_en_euros.aspx

Bon à savoir… et à méditer.

Bon wek-end à toutes et à tous, de la part de

Guy