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Guy

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L’Etat-providence en France : un article qui peut vous intéresser

Bonjour,

Dans le numéro 165 de la revue « Money Week » est paru, sous la plume de M. Arnaud Lefebvre, un article que je vous recopie ci-dessous. Il m’a paru très intéressant de vous le communiquer.

L’État providence français à bout de souffle

Si la France a traversé 2009 sans trop de dommages par rapport aux autres économies développées – recul du PIB de 2,6 %, contre 4,1 % dans la zone euro –, elle le doit principalement à un acteur : l’État. Grâce aux prestations sociales qu’il a reversées aux ménages, ces derniers ont vu leur revenu disponible progresser en moyenne de 1,5 %. Mais à quel prix ! L’endettement public a atteint des niveaux historiquement élevés, conduisant le gouvernement à entamer une (timide) cure d’austérité.

Jusqu’à présent, les marchés financiers jugent ces efforts nettement insuffisants – en témoigne l’envolée de 43 % en six mois du rendement réclamé par nos créanciers pour placer notre dette à dix ans, qui est passé de 2,56 à 3,71 %. Comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande ou encore le Royaume-Uni, l’État français devra donc couper dans les dépenses sociales. Pour Bertrand Lemennicier, professeur d’économie à l’université de Paris II – Panthéon- Assas, le modèle social français n’a plus que trois ans devant lui avant l’implosion.

Nos dépenses sociales coûtent l’équivalent des PIB suédois et polonais réunis

Les comptes 2009 de la protection sociale ont été publiés le mois dernier par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Les dépenses de ce qu’on appelle l’État providence – Sécurité sociale (maladie, invalidité, accidents du travail, vieillesse-survie, famille), emploi, logement, pauvreté-exclusion – ont ainsi atteint 624,5 Mds€, soit… 78 % de la totalité des impôts perçus par l’État. À elles seules, les sommes consacrées à la protection sociale correspondent aux PIB réunis de la Suède et de la Pologne ! La part des prestations sociales dans le PIB français s’est donc élevée à 31,3 % en 2009, ce qui fait de l’Hexagone le champion du monde en la matière. Une place que nous ne devrions pas abandonner de sitôt car, bien que les dépenses de protection sociale soient déjà exceptionnellement importantes, la DREES a signalé qu’elles allaient « exploser » au titre de 2010. À titre de comparaison, Israël dépense 15,5 % de son PIB pour la protection sociale, les États-Unis 16,2 % et le Japon 18,7 % (OCDE). En Europe, la France est le seul pays à franchir la barre des 30 %.

La crise a bon dos

Entre 2008 et 2009, nos dépenses sociales se sont ainsi appréciées de 27 Mds€, soit une hausse de 4,7 %. Après un excédent de 4,9 Mds€ en 2008, les comptes de la protection sociale ont accusé un déficit de 16,4 Mds€ l’année suivante. Tout cela en raison de la crise, pourrait-on croire. Mais la conjoncture ne joue « qu’à la marge », observe l’Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFRAP) : sur les 27 Mds€ d’augmentation, « seulement 3,3 sont dus aux prestations de chômage, et 1 à l’effet de la conjoncture sur les minima sociaux. Ce qui signifie que la conjoncture n’a joué que pour 4,3 Mds€ sur 27, soit 16 % ». Les principales responsables ne sont autres que les branches maladie et vieillesse de la Sécurité sociale, qui ont absorbé à elles seules près de 74 % des dépenses sociales. Le problème date donc d’avant 2008. « Lorsqu’on a généralisé le système social en 1944, on a décidé de payer les retraites de ceux qui n’avaient pas cotisé, rappelle Bertrand Lemennicier. Cette génération était démographiquement creuse et la génération des actifs qui ont payé ces retraites était démographiquement pleine. Mais aujourd’hui, c’est la génération pleine qui arrive à la retraite, tandis que celle qui doit payer est creuse. Ajoutez à cela la générosité des aides sociales et des taux de croissance économique insuffisants, et on comprend bien que ce n’est pas soutenable. »

2014, année charnière

D’après l’économiste, l’État providence français tel qu’on le connaît aujourd’hui est en fin de vie. « Lorsqu’il relève l’âge légal de départ à la retraite, le gouvernement adresse un signal fort : il ne faut pas arrêter de travailler car on ne peut plus payer ! »  Alors que la vague de départs en retraite des baby-boomers a déjà commencé, elle va s’amplifier jusqu’à l’horizon 2015. De mauvais augure compte tenu des perspectives démographiques. Selon l’Insee, la proportion des personnes de moins de 20 ans devrait être inférieure à celle des 60 ans ou plus dès 2014. Si on se projette plus loin dans le temps, le constat est encore plus édifiant : le nombre de personnes de 60 ans et plus devrait augmenter de près de 80 % d’ici à 2060, tandis que celui des moins de 20 ans ne progresserait que de 6 % environ.

Aussi bien démographiquement que financièrement, notre modèle social est donc compromis. Même à court terme, le gouvernement ne dispose pas d’autre choix que de s’endetter s’il veut le maintenir en l’état. « Les prélèvements français, fiscaux et sociaux, sont tous “au taquet” ou très près, constate Bertrand Nouel, de l’iFRAP. Il faut donc trancher dans les dépenses. » Et de conclure : « Si nous ne le faisons pas, la conjoncture et nos déficits s’en chargeront. »

En annexe figure cette remarque, signée par le même journaliste, M. Arnaud Lefebvre : Le gouvernement pioche désespérément dans ses caisses

Afin de constituer une réserve pour financer dès 2020 les régimes de retraite des travailleurs salariés et des professions artisanales, industrielles et commerciales, le gouvernement de Lionel Jospin avait créé, en 1999, le Fonds de réserve des retraites (FRR).
Alimentée par diverses ressources (excédent du Fonds de solidarité vieillesse, produit des privatisations, prélèvement social de 2 % sur les revenus du patrimoine et de placement, etc.), son enveloppe était censée atteindre 150 Mds€.
Toutefois, au 31 décembre 2010, celle-ci ne s’élevait qu’à 37 Mds€, la faute à « des placements sur les marchés financiers [qui] ont été réalisés en période de cours élevés, avec une forte proportion d’actions.
La réactivité à la crise financière a été insuffisante », dénonce le rapport 2011 de la Cour des comptes.
Au 31 décembre 2010, la performance annualisée nette de frais du FRR depuis le démarrage de ses investissements (juin 2004) était de + 3 %. Celle-ci étant inférieure au coût des emprunts souverains français sur la période (3,45 %), « il en est résulté une augmentation de la dette publique », pointe le rapport cité précédemment.

Malgré cette contreperformance dommageable, le plus grave est ailleurs. En juin dernier, le gouvernement de François Fillon a décidé de modifier la mission du FRR. Désormais, ce dernier ne servira plus à financer les pensions des retraités mais à réduire la dette sociale. Ainsi, entre 2011 et 2024, 2,1 Mds€ en seront ponctionnés chaque année pour être alloués à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades).
Ce changement de cap a suscité les critiques de la Cour des comptes, qui a déploré une « ambition abandonnée » et « une réorientation risquée ». « Les réserves constituées par le FRR manqueront si les déficits persistent au-delà de 2020 », a-t-elle mis en garde.

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Changement à propos de la fiscalité (2 – précisions)

Bonjour !

Voici donc quelques précisions à propos de la fiscalité des Produits de Bourse : ce qui change en 2011 (Déclaration 2012)

Les nouvelles règles issues de la Loi de Finance 2011 qui s’appliquent à l’ensemble des Valeurs Mobilière, prévoient notamment:

• La hausse de 18 % à 19 % de l’imposition sur les plus-values (idem sur les dividendes),

• La hausse du Prélèvement Forfaitaire Libératoire de 30,1 % à 31,3 %

• La hausse des Prélèvements Sociaux de 12,1 % à 12,3 %

• La suppression du seuil de cession.

Pour les Certificats (hors Turbos) vendus avant leur échéance, les plus-values réalisées à compter du 1er janvier 2011 seront imposées aux taux global de 31,3 % (19 % + 12,3 %) dès le 1er euro de cession.

Pour les Warrants, les Turbos, et les Certificats (hors Turbos) remboursés à l’échéance, leur régime reste identique à celui de 2011. Seuls les taux d’imposition sont relevés (voir ci-dessous).

1 • Pour les warrants et certificats turbos : Base de taxation = Prix de vente – Prix d’achat
1.1 – Régime des plus-values ou gains agrégés sur l’année fiscale
30,1 % (12,1 %+18%) dès le 1er euro
À compter du 01/01/2011, 31,3 % (12,3 % + 19 %)
1.2 – Régime des moins-values ou pertes
Les moins-values sont imputables sur les plus-values de même nature réalisées sur l’année, avec report sur 10 ans.
Pas de changement en 2011

2 • Pour les certificats (sauf turbos) remboursés à l’échéance (produits arrivant à l’échéance ou remboursés par anticipation) : Base de taxation = Valeur de remboursement – Prix d’achat
2.1 – Régime des plus-values ou gains agrégés sur l’année fiscale
Impôt sur le Revenu (IR) ou sur option au Prélèvement Forfaitaire Libératoire de 30,1 % (dès le 1er euro)
À compter du 01/01/2011, 31,3 % (12,3 %+ 19 %)
2.2 – Régime des moins-values ou pertes
Perte en capital non deductible du revenu imposable et non reportable.
Pas de changement en 2011

3 – Pour les certificats (sauf turbos) vendus avant leur échéance : Base de taxation = Prix de vente – Prix d’achat
3.1 – Si le seuil de cession (25 830,00 € en 2010) n’est pas franchi :
3.11 – Régime des plus-values ou gains agrégés sur l’année fiscale
12,1 % (prélèvements sociaux) (dès le 1er euro)
3.12 -  Régime des moins-values ou pertes
Les moins-values reportables au 01/01/2010 sont imputables sur les plus-values de même nature réalisées sur l’année uniquement pour le calcul des prélèvements sociaux. Le crédit d’impôt sur le revenu de 19% du montant de la moins-value imputée au titre des prélèvements sociaux. Report de la moins-value nette sur les 10 années suivantes (quel que soit le montant de cession de l’année).
3.2 – Si le seuil est franchi :
3.21 – Régime des plus-values ou gains agrégés sur l’année fiscale
30,1 % (12,1 % + 18%) (dès le 1er euro)
3.22 – 3.12 -  Régime des moins-values ou pertes
Les moins-values reportables au 01/01/2010 sont imputables sur les plus-values de même nature réalisées sur l’année. Report de la moins-value nette sur les 10 années suivantes

4 – IMPORTANT : en 2011, le seuil de cession est supprimé.
4.1 – Régime des plus-values ou gains agrégés sur l’année fiscale
31,3%(12,3%+19%)
4.2 -  Régime des moins-values ou pertes
Les moins-values sont imputables sur les plus-values de même nature réalisées sur l’année, avec report sur 10 ans.
J’avais cru entendre que les impôts ne seraient pas augmentés ; j’ai dû mal écouter ou faire une erreur !

Guy Poursin

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Changement à propos de la fiscalité pour 2011 (1)

L’imposition sur le revenu des plus-values des cessions des valeurs mobilières commencera dès le premier euro (auparavant, il y avait un seuil qui a été supprimé dans le cadre de la réforme de retraites).

Le taux d’imposition sur la totalité des plus-values sera dorénavant de 31,30 % (19 % + 12,30 % de prélèvements sociaux).

Le tout, bien entendu, entre en vigueur dès le 1er janvier 2011.

C’est la surprise habituelle de nouvelle année du fisc !

Guy Poursin

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Bourse : surtout, tenez-vous à l’écart des valeurs bancaires !

On me le demande, je le remets.

Cet article m’a été demandé par plusieurs d’entre vous.

Pourquoi ce titre, alors que les valeurs bancaires sont réputées être «fiables».

D’abord, parce qu’il reflète la vérité : de janvier à novembre, les valeurs financières de la Bourse de Paris ont particulièrement souffert : BNP-Paribas a perdu plis de 6 , Crédit Agricole plus de 12 % et la Société Générale, la plus touchée, plus de 16 %.

Pourquoi ces pertes ?

La principale raison est la crise de la Grèce, dans laquelle ces banques – surtout la Société Générale – sont particulièrement investies et aussi, parce qu’il ne faut pas l’oublier, la propagation de cette crise dans d’autres pays de la zone euro (Portugal, Irlande et ce n’est pas fini), pays dans lesquels, là aussi, ces banques sont investies.

Au bout du compte, ce comportement boursier des banques finit par peser sur celui du CAC 40, dont plus de 10 % de la valeur est constituée justement par le secteur financier, contrairement à ce qui se passe pour le DAX allemand, par exemple, où elles dépassent tout juste les 2,5 % ! Ceci explique probablement en grande partie pourquoi le DAX a progressé de 16 % depuis le début de l’année contre un petit 1 % de perte pour le CAC 40 !

Il y a aussi d’autres raisons : dans le secteur bancaire, on se joue de vous !

Lorsque vous allez voir votre «conseiller financier», vous avez affaire en fait à un commercial formé à l’exercice qui consiste à diffuser les « produits maison » pour réaliser ses objectifs de vente et pas du tout pour vous aider !

Les banques – encore elles – nous ont mis dans un système incroyable : alors qu’elles sont en grande partie responsables de la crise qui a secoué le monde, les autorités des pays concernés, au lieu de mettre les escrocs en prison, se sont contentées d’utiliser l’argent du contribuable pour redresser le secteur financier… qui en a profité pour donner à ses responsables des «bonus» records. Regardez ce qui s’est passé aux Etats-Unis, mais n’oubliez pas non plus d’examiner le cas de la France !

Alors, restez à l’écart de ce secteur, c’est un conseil de bon sens.

Guy Poursin

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L’once d’argent bientôt à 100 $ ?

Ce titre provocateur n’est pas de moi, mais de la revue «MoneyWeek».

L’auteur (en fait l’auteure si je m’en tiens à la terminologie utilisée par mes amis québécois) de cet article indique que, selon Bloomberg, l’argent-métal a progressé de 69 % contre seulement 27 % pour l’or.

Selon elle, « cette croissance ne devrait pas s’essouffler au cours des prochains mois. Certains analystes anticipent une once à 100 $ dans un futur proche. »

Elle rejoint donc les conclusions que je vous ai livrées il y a quelque temps : 2010 a été l’année de l’or, il est probable que 2011 sera celle de l’argent.

Elle invoque d’autres arguments : je vous ai dit que le ratio historique or/argent était de 1/15 ; au XXe siècle, aux États-Unis, il était de 1/40 ; actuellement, il est de 1/47 environ (voir la dernière livraison de la newsletter de Succès-Bourse). L’argent a donc encore une belle marge de manoeuvre !

Il semble que la Chine recherche de plus en plus l’argent, dont « le cours s’est envolé de 50 % depuis trois mois . … Un nombre important d’épargnants n’ont pas hésité à retirer leur épargne pour acheter de l’argent. ».

Je pense que c’est un conseil plus utile que celui qu’a indiqué M. Cantona, ancien footballeur !

Guy Poursin

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Bienvenue !

Bonjour à toutes et à tous !

Je vous souhaite la bienvenue sur le nouveau blog de Succès-Bourse et je vous invite à commenter les articles que vous y trouverez.

Guy Poursin

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